Charlie’s Angels

De retour. Ben oui. Sec de même après une longue absence. Je n'ai pas été kidnappée, je n'ai pas tari tous mes sujets de prédilection, j'ai toujours le feu sacré. J'ai juste acheté une maison. Ben oui. Une maison. Moi, la travailleuse autonome qui dépense surtout quand elle a pas une cenne,… [ Lire la suite... ]

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Calmez moi.com

Ainsi se termine 6 ans de ma vie. Belle-Baie, tu vas me manquer. J'y ai rencontré des gens de coeur, des battants, de grands humains. Je vous invite à visionner les premières saisons de Belle-Baie sur tou.tv, et à regarder les saisons 4 et 5 au printemps 2012. Vu au wrap party; la très belle et… [ Lire la suite... ]

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Pour briser le silence

Une si belle initiative que Jean Barbe  a eue que de mettre sur pied un évènement dans le contexte du présent Salon du livre de Montréal : "Le Salon du Peuple à Occupons Montréal". Une lecture publique de plusieurs écrivains à la Place des Peuple (Square Victoria) de Montréal ce dimanche, 20… [ Lire la suite... ]

Pour briser le silence Pour briser le silence

En grandre première montréalaise – Impro Gigue Québec (IGQ)

  IGQ - Impro Gigue Québec dès le samedi 26 novembre prochain à suivre...… [ Lire la suite... ]

En grandre première montréalaise – Impro Gigue Québec (IGQ) En grandre première montréalaise - Impro Gigue Québec (IGQ)

Enjoyez! (de quoi s’tu parles about?)

Je reviens à peine d'Acadie, plus précisément de Caraquet, dans le nord du Nouveau Brunswick, pour tourner dans la série Belle-Baie, qui reviendra pour une quatrième saison au printemps prochain sur les ondes de Radio-Canada. Cette très belle série est écrite et réalisée par une femme qui en… [ Lire la suite... ]

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Paroles nouvelles

Je sais, j'en ai parlé dans mon premier article pour la Boîte, mais je tiens encore à vous rappeler l'existence de La Traversée, atelier québécois de géopoétique. Dans le cadre de cet atelier sont offertes des activités diverses, notamment Au retour du flâneur. Cette exploration se fait suite… [ Lire la suite... ]

Paroles nouvelles Paroles nouvelles

Un char, des écuries et un coït interrompu…

Cette semaine, je me suis achetée une voiture. Une mignonne voiture de fille, mauve de surcroit. Moi qui suit tellement féminine… Bon, je peux fermer les yeux sur la couleur. Mettons qu’elle est grise déteinte. Je n’ai jamais eu de voiture. Il s’agit donc d’un gros « step » vers « l’adultitude ».… [ Lire la suite... ]

Un char, des écuries et un coït interrompu… Un char, des écuries et un coït interrompu...

Salon du livre 2011

Le Salon du livre est de retour du 16 au 21 novembre! Cet évènement qui en fait déplacer plus d'un se déroulera encore une fois à la Place Bonaventure pour son édition 2011. Vous pourrez y rencontrer une multitude d'auteurs et échanger avec eux sur leur travail de création, sur vos impressions… [ Lire la suite... ]

Salon du livre 2011 Salon du livre 2011

24 heures d’occupation: un beau party dans Villeray Aux Écuries!

Aujourd’hui a lieu à Montréal, plus précisément dans le quartier Villeray, l’inauguration du théâtre Aux Écuries. Je ne peux pas vous décrire la fébrilité ressentie par la petite communauté artistique évoluant autour de ce théâtre qui regroupe 7 directeurs artistiques. Pour célébrer… [ Lire la suite... ]

24 heures d’occupation: un beau party dans Villeray Aux Écuries! 24 heures d'occupation: un beau party dans Villeray Aux Écuries!

Ce qu’il y a dans l’air

    Photo prise sur ladiagonale.ca (aperçu de leur bande-dessinée promotionnelle G-É-N-I-A-L-E) Ce qu'il y a dans l'air cette année, du moins dans mon entourage, c'est le discours sur l'avenir de la littérature dans le monde des médias - sur Internet, sur tablettes, pour ne pas tous les… [ Lire la suite... ]

Ce qu’il y a dans l’air Ce qu'il y a dans l'air

Charlie’s Angels

De retour. Ben oui. Sec de même après une longue absence. Je n’ai pas été kidnappée, je n’ai pas tari tous mes sujets de prédilection, j’ai toujours le feu sacré. J’ai juste acheté une maison. Ben oui. Une maison. Moi, la travailleuse autonome qui dépense surtout quand elle a pas une cenne, j’ai gratté mes fonds de tiroir pour payer une hypothèque plus que raisonnable pour quiconque a un revenu plus ou moins stable. C’est juste très, TRÈS stressant.  On est très contents, ma famille n’en peut plus de m’en entendre parler, mais à la base, avant de signer le papier qui dit que la maison est à toi, c’est long, long et stressant. Je vous épargne les détails. J’avais juste besoin de justifier mon absence prolongée.

J’avais hâte de reprendre une vie normale, c’est à dire d’arrêter de chercher ma vie dans des boites et partir à la conquête des nouveautés à la scène montréalaise. Il faut maintenant que j’organise ma vie de nouvelle-semi-fermière parce que niveau transport, j’avoue que je n’y ai pas pensé. Je ne conduis pas. BANG! Mais ça, c’est une autre histoire.

Les Angèles ces derniers bleus

Hier j’ai vu à La Chapelle le spectacle de danse LES ANGÈLES ces derniers bleus. Un spectacle qui m’a fait du bien. Un spectacle ou les interprètes n’étaient pas tourmentés, déchirés, provocateurs à l’extrême. Je n’ai rien contre, quand c’est bien fait. J’ai besoin de légèreté en ce moment, et hier, j’en ai eu. Merci. Première création de cette nouvelle compagnie, le collectif C’est juste lundi (ça donne le ton, non?), je souhaite que ce ne soit pas la dernière. Quatre univers ont fusionné pour donner ce spectacle tout en fraîcheur, avec quelques longueurs, certes, mais quand l’âme se donne toute entière, et qu’on sent le plaisir qu’ont les interprètes à jouer ensemble, on est prêt à tout prendre, tout entendre. Voilà. Dépêchez-vous, cependant, c’est jusqu’à samedi seulement, à 20h ce soir et 15h et 20h demain. Avec Emmanuelle Bourassa-Beaudoin, Karina Champoux, Hinda Essadiqui et PIerre-Marc Ouellet.

Quelle rentrée d’après-fêtes, mes amis! Il y a tellement de bons spectacles à voir en ce moment! Ce soir, ça démarre en musique, j’ai rendez-vous avez Charlie Winston. La semaine prochaine je vais voir les Orphelins à la Licorne et la semaine suivante, Pièces pour emporter. J’ai hâte. Oh, et il y a l’Opéra de quat’sous, et aussi, aussi, L’Anatomie du chien, et… oh boy, je sens que ça va me coûter cher de train de banlieue. Il y a pas des subventions pour ça? :-p

Charlie Winston – Like a hobo

Parenthèse et suggestion.

On commence par la parenthèse.

(On le sait, la spécificité du Québec a été, dans l’Histoire, que cette province – ou État, comme certains préfèrent – a été un/une des seules à être francophone. Encore aujourd’hui, la question de la langue française est sujette à débats, à conflits, à revendications. Qu’on veuille la défendre, la transformer cette langue qui façonne le visage du Québec, elle est présente. Menacée à certains endroits, oui, par l’anglais. Pour bien profiter des vacances et maximiser leur potentiel de « temps d’apprentissage », je me suis transportée en 1979 auprès de Michèle Lalonde. En quoi ça a rapport à la langue française? Ça a rapport juste quand on pense à « Speak White » présent dans cet ouvrage « Défense et illustration de la langue québécoise ». Pour ceux qui ne l’auraient pas vu encore…

Image de prévisualisation YouTube

Dans cet ouvrage, Michèle Lalonde adopte la parlure de Joachim du Bellay d’entrée de jeu:

Doncques je me réclame, comme qui dirait, en bon frança, des ceusses qui reconnaissent la richesse de la langue populaire; en l’occurrence, la Québecoyse. Comme icelle hélas fait actuellement l’objet de moultes controverses et vilaines chicanes toutes plus ou moins envenimées par une effroyable confusion des termes du problème, au point qu’on ne sait plus bien qui-c’est qui la parle mal, ni mesme quoi-c’est qu’il faut entendre par parler tout court – p.11

Pour bien exposer la situation de la langue, synonyme d’identité nationale, symbole d’un peuple, et d’en afficher les multiples possibles, voilà pourquoi Lalonde aborde le sujet par Du Bellay:

À défaut doncques de trouver le ton juste, je m’astreins à me tenir ici le plus près possible, serait-ce à très grand peine, de la vieille Parlure de mon illustre Du Bellay, non pour iceluy pasticher (car je vois trop hélas comme ma situation diffère de la sienne), mais par repli tactique et pour mieux assire ma thèse en rendant hommage à la très riche et originale Langue Québecoyse, du temps qu’elle se parlait librement et sans tant de douloureuses complications en terre franche du Canada. – p.18

Ici, dans cette parenthèse assez longue, je ne prétends pas vouloir faire de critique ou d’analyse. Pour être honnête, je n’en suis moi-même, dans ma lecture, qu’à la page 23. Toutefois, il me semblait raisonnable et légitime de vous faire part de ma redécouverte de Michèle Lalonde. Je voulais aussi me donner une raison de vous présenter ce vidéo qui, encore après plusieurs visionnements, me donne encore des frissons. Dans cette période de festivités et suite à des remises en question de l’identité québécoise à l’aube de 2012 (il ne faudrait plus dire « Noël »?), je vous suggère cette lecture qui, malgré les années qui l’éloignent de notre réalité, a des échos encore bien retentissants.

Terminons ici la parenthèse.)

 

Pour donner une raison d’être à cette parenthèse, je terminerai avec une suggestion de sortie intéressante. Le Studio Littéraire de la Place des Arts aura lieu du 16 janvier au 14 mai 2012. Au programme:

  • Le Concert littéraire de Thomas Hellman, auteur-compositeur-interprète qui vous fera voyager dans un monde musical où il vous présentera sa bibliothèque idéale (voir vidéo de Thomas Hellman);
  • Yves Desgagnés lit Victor Lévy-Beaulieu, écrivain-pilier de la littérature québécoise que Desgagnés se plaira à lire de manière passionnée et généreuse;
  • Roger La Rue lit « Le Funambule » de Jean Genet, « véritable poème d’amour qui se révèle aussi une réflexion magistrale sur la place de l’artiste dans le monde dans un « va-et-vient entre effacement et gloire, ombre et lumière, mal et bien, apparence et réalité, profane et sacré » » (1);
  • Kathleen Fortin lit Nancy Houston, lecture d’extraits qui ont marqué cette actrice parmi, par exemple, « Lignes de faille » et « Infrarouge ».
Pour plus d’informations, cliquez ici.
Profitez de ces beaux moments des fêtes pour partager votre amour de la littérature!

Calmez moi.com

Ainsi se termine 6 ans de ma vie. Belle-Baie, tu vas me manquer. J’y ai rencontré des gens de coeur, des battants, de grands humains. Je vous invite à visionner les premières saisons de Belle-Baie sur tou.tv, et à regarder les saisons 4 et 5 au printemps 2012.

Vu au wrap party; la très belle et très talentueuse Marcia Girouard, chanteuse Acadienne à la voix céleste qui y a interprété ses compositions. Geneviève Néron (Madame Moustache) et Denis Richard (l’auteur et compositeur de Petit Rocher et Cap Enragé) dans un duo électrique! Et un très beau texte hommage de Joseph Bellerose, qui a une plume incroyable.

Je sais que j’en ai parlé précédemment, mais l’Acadie recelle du talent dans tous les recoins. Je vous souhaite d’y venir en vacances un jour. Vraiment.

Cette semaine, les suggestions de spectacle à voir;

Emma, mise en scène de André-Marie Coudou, interprété par Enrica Boucher, grandiose de vérité dans le rôle de cette femme délaissée. En tournée dans les maisons de la culture.

Contre le temps, au théâtre d’Aujourd’hui

 L’Affiche, en reprise à Espace Libre

 Mon frère est enceinte, à la petite Licorne

Je vous suggère aussi de voir le film Le Vendeur, que j’ai très hâte de voir. Gilbert Sicotte y offre une prestation magistrale, m’a t-on dit.

Bande-annonce Le Vendeur

Bon Iver viendra à Montréal bientôt. Je vais rater le spectacle, nous avons dû vendre nos billets pour cause de faire des sous un brin, mais allez-y, c’est tellement bon!

Un blog ben le fun aussi; celui de madame Bine, qui nous partage les aléas d’une vie de quartier mouvementée…

On vous prépare, moi pis ma gang, un gros show de musique pour le mois de décembre, je vous en reparle la semaine prochaine!

En attendant, faites quelque chose de concret pour protéger les droits d’auteur des griffes acérées de notre bon gouvernement fédéral. Signez la pétition ou écrivez à votre député sur le site de Culture équitable, ça ne prend que quelques minutes pour permettre aux auteurs de continuer à récolter le fruit de leur travail. Le projet de loi C-11 est une copie conforme du projet de loi C-32, qui modifierait drastiquement les conditions de droits d’auteur, en y ajoutant un tas d’exceptions. Quelque soit votre travail, si votre boss vous arrivait un beau matin en vous disant que vous ne seriez plus payé les jours où il pleut, ni quand c’est un jour impair, ni quand c’est un mois en « bre », est-ce que vous pogneriez un ti peu les nerfs? Garde pas ta tête dans le sable, c’est plate à la longue pis tu pourrais t’étouffer. Enwèye, va t’informer pis signe!

« Nous affirmons donc avec les auteurs et les artistes :

  • qu’il est inacceptable de les priver d’une rémunération équitable en échange de l’utilisation de leurs œuvres;
  • que rien ne justifie qu’une catégorie de travailleurs soit contrainte par une loi à renoncer à être rémunérée pour son travail ;
  • qu’il est injuste de faire reposer sur les seules épaules des créateurs la défense de leurs droits, en la faisant dépendre d’un recours obligé aux tribunaux ou de la mise en place de mesures de protection technologiques couteuses. « 

Voilà pour la montée de lait de la semaine. Je vais aller prendre ma camomille maintenant.

Tiens, pour me calmer, je pourrais m’acheter une oeuvre à l’encan du PàP et la regarder chaque fois que je pète un plomb…

Pour briser le silence

Une si belle initiative que Jean Barbe  a eue que de mettre sur pied un évènement dans le contexte du présent Salon du livre de Montréal : « Le Salon du Peuple à Occupons Montréal ». Une lecture publique de plusieurs écrivains à la Place des Peuple (Square Victoria) de Montréal ce dimanche, 20 novembre, à partir de midi.

« Occupons Montréal » représente un des « dérivés » du mouvement des indignés qui s’étaient installés d’abord à Wall Street – « Occupy Wall Street », au mois de septembre dernier. Sur le site internet d’ « Occupons Montréal », on retrouve ces informations supplémentaires quant à la situation qui a poussé tant de groupes à se rassembler au mois d’octobre précédent:

Ces milliers de méga-rassemblements seront le début d’un dialogue collectif où nous pourrons tous et toutes, ensemble, écrire les prochains chapitres de notre histoire à travers une réelle démocratie participative plutôt que l’oligarchie inacceptable dans laquelle nous vivons depuis des siècles. Nous tous, les plus de 99% de la population, s’unissons le 15 octobre pour y mettre fin. Nous ne sommes ni naïfs, ni ignorants, nous avons attendu ce défi nos vies entières. (1)

On en a parlé, de ces indignés, de plusieurs manières qui révèlent leur raison d’être et leur cheminement: « Les réfugiés du système financier » (ledevoir.com, 29 octobre), « Occupons Montréal: le message se rend-il? » (lesaffaires.com, 27 octobre), « Occupons Montréal: pour un nouvel ordre mondial » (ruefrontenac.com, 10 novembre) etc. On ouvre la télévision, on voit les indignés, les tentes; on veut tenir le coup, on se prépare à l’hiver. Ça brasse, on a de la difficulté à contenir toute l’ébullition. Véritable phénomène de revendication mondiale, les indignés sont partout: à New York, Montréal, oui, mais aussi à Londres, à Zurich, à Madrid- où, dit-on, le mouvement est né.

Les écrivains, ils disent des choses qui les marquent, ils disent des fois aussi des choses qui choquent, qui nous font chaud au coeur. Les écrivains ont une parole de papier qu’on tient du bout des doigts ou à laquelle on s’agrippe pour ne pas sombrer. Les écrivains, ils trouvent toujours les bons mots, et de le dire « beau », ça aide parfois à faire passer le message. On espère que ça arrivera à augmenter l’engouement déjà présent pour ce phénomène qui devrait tous nous concerner, nous, amateurs,fabricants, promoteurs de culture. Voici donc ce qu’on lisait aujourd’hui sur la page Facebook de Jean Barbe:

Appels à tous mes amis écrivains: Dimanche prochain, venez à la Place des peuples pour lire des extraits de vos livres en appui au mouvement des Indignés. 5, 6 minutes max. On se relaiera. On pourrait commencer à midi, et lire jusqu’à ce qu’on manque de volontaire. C’est juste à côté de la Place Bonaventure: on sort le Salon du salon!
Pour ceux qui veulent, dites: présent!

Petite parenthèse. Je suis drôlement tombée aujourd’hui: en écoutant les nouvelles sur la chaîne de Radio-Canada, on parlait de la génération « coincée » des 21 à 35 ans , qui repoussaient le moment d’avoir des enfants compte tenu les circonstances économiques, c’est-à-dire les emplois fournissant peu de revenus en opposition avec le coût faramineux de la vie. En contraste avec la génération des « baby boomers », cette génération se retrouve devant un vide, particulièrement les jeunes adultes voulant bâtir une vie, une famille. Avoir des enfants en 2011 semble plus difficile qu’à l’époque de nos parents. Certes, cette comparaison mérite d’être davantage élaborée, et il n’est pas à moi de le faire. Toutefois, la question doit être posée: quel avenir se présente à la génération « coincée », qui constitue certainement une part des indignés. Dans le bulletin de nouvelles, l’analyste ayant fait l’étude sur la situation à Vancouver insiste sur le fait que « Le Canada a besoin de modifier sa politique sociale » (ledevoir.com – 19 octobre) – la réforme est au goût du jour. Un porte-parole de Force Jeunesse appuie l’étude faite par Kershaw et invite tout le monde à briser le silence ; particulièrement sa part la plus silencieuse, celle des 21 à 35 ans, qui imagine que la politique ne les regarde pas (toujours selon le porte-parole de Force Jeunesse (2))

Ces derniers devraient eux aussi aller manifester leur indignation. En attendant, je vous invite TOUS à aller au Square Victoria ce dimanche 20 novembre à midi, d’abord pour participer au mouvement des indignés qui dénonce une situation de crise vécue tant localement que mondialement – celle de la mauvaise répartition de la richesse – ensuite pour vous laisser emporter par les mots, les voix, qui seront présentes à ce rassemblement d’écrivains volontaires. (À l’heure actuelle, on compte parmi les participants Jean Barbe, évidemment, Bertrand Laverdure, Michel Vézina, Isabelle Baez, Élise Turcotte, Jean-Simon Desrochers, Sylvie Bernard, Josée Bilodeau, Roger des Roches, Denise Boucher, et j’en oublie probablement d’autres. )

En espérant vous y voir. Et qu’on se tienne tous la main afin d’avancer vers une société meilleure.

Joannie Chassé

 

1. http://www.occuponsmontreal.org/

2. Vous m’excuserez ce manque de détails: j’étais dans l’autobus – bondé – au moment de l’écoute de cette nouvelle, et pas de papier à portée de main. J’ai cherché à la maison sur internet, mais rien de trouvé de plus détaillé. De toute façon, l’essentiel y est.

 

 

 

 

En grandre première montréalaise – Impro Gigue Québec (IGQ)

 

IGQ – Impro Gigue Québec dès le samedi 26 novembre prochain

à suivre…

Enjoyez! (de quoi s’tu parles about?)


Je reviens à peine d’Acadie, plus précisément de Caraquet, dans le nord du Nouveau Brunswick, pour tourner dans la série Belle-Baie, qui reviendra pour une quatrième saison au printemps prochain sur les ondes de Radio-Canada. Cette très belle série est écrite et réalisée par une femme qui en a dedans; Renée Blanchar. Nommée citoyenne de l’année dans sa ville, je n’ai jamais vue une femme avec autant d’énergie… Elle devrait faire de la politique tellement elle est rassembleuse et pleine d’un dynamique leadership. Ça nous ferait tellement de bien! Quoique on a tellement de fun à planter nos femmes au pouvoir, elle se ferait abattre en moins de deux.

Dès la première saison, il y a de ça 5 ans, je suis tombée en amour avec la place, avec les gens, avec la « vibe ».

Dans une autre vie, moi aussi je « hangnais out avec ma nice skirt et enjoyant la beach ». Il n’y a pas que leur accent qui est remarquablement attachant. C’est un beau coin pour vivre. Des belles personnes auprès de qui on grandit. Dans une autre vie j’étais Acadienne. Pis la guedille au homard est pas pire non plus. C’est l’intensité des personnalités que j’y ai rencontré qui m’a inspiré ma première création; Gunshot de Lulla West. L’envie m’a prise de vous en faire découvrir quelques unes.

Je ne peux pas vous dresser un portrait complet. Il y en a trop, d’artistes. 4 au mètre carré, au moins. Je vous offre mes coups de cœur.

Christian Essiambre n’est pas un comédien, c’est de la dynamite avec une bouche qui rit tout le temps. Protagoniste en ce moment dans Les trois exils de Christian E, dans une mise en scène de Philippe Sodévila, il joue aussi dans Belle-Baie. C’est le gars qui court partout en faisant le clown entre deux prises. Aussi passionné par un texte que par une application iphone, il est curieux! Longtemps associé aux spectacles du Pays de la Sagouine, Christian est en train de se tailler une place de choix dans le milieu théâtral acadien et québécois. Il faisait partie entre autre du spectacle Limbes de Christian Lapointe. Allez le voir, ces jours-ci, il se promène de l’Assomption (29 octobre) au théâtre Outremont avec les Trois exils (ce dimanche à 16h30). Craquant le gars!

Radio Radio n’a plus besoin de présentation… Je les aime d’amour, ces gars, ils sont complètement fous, et leurs compositions rap me mettent toujours de bonne humeur!

Radio Radio – Guess what? – Vidéoclip

Les musiciens et les chanteurs, il y en a! Je ne peux pas dire qu’il y en a trop, il me semble qu’ils ont tous quelque chose. Tsé, quelque chose…

Serge Brideau, que j’ai rencontré dans un chalet construit autour d’une tente roulotte quelque part pas loin de Tracadie-Sheila, dans le temps que je supportais encore une bouteille de scotch complète sans le moindre haut-le-cœur. Il fait de la musique folk et s’accompagne de sa voix particulière. Il vient des fois dans grand’ville, stay tuned! Sur son myspace, je vous suggère fortement de commencer par Chaude nuit…

D’ailleurs, ce bon vivant est un des meilleurs ami de Robin-Joël Cool, membre du groupe Mentana, dont je vous ai déjà parlé, qui fait de la musique inqualifiable tellement les inspirations folk-country-indie revolent de vos ampli… Coup de cœur pour la chanson Western Soil… d’actualité, disons.

Sandra Lecouteur a une voix de diva de la trempe d’Édith Piaf et Juliette Gréco mises ensemble. Elle a une présence en scène incroyable. Il y a 3 ans, elle m’a aidé à organiser un spectacle musical. Quand elle embarque dans quelque chose, cette grande dame, elle n’y va pas de main morte, je peux le dire! Elle sera en spectacle les 17 et 18 novembre prochains au monument national.

L’artiste Nicole Haché vaut le détour. J’ai découvert son travail sur les murs du bed&breakfast où j’habite durant mes séjours à Caraquet, la maison Dugas. On s’imagine que ce qui végète sur ces vieux murs décatis sont des tableaux datant du siècle dernier  légués par le père de la belle-sœur de la cousine de la fesse gauche pour s’en débarrasser. Ce gite met un point d’honneur a faire découvrir les artistes visuels locaux aux visiteurs. Et le propriétaire renouvelle souvent son inventaire. Nicole Haché est une peintre qui se promène à travers le monde avec ses toiles. C’est ludique et très énergisant, comme œuvre. Elle intitule d’ailleurs ses sections « ensoleillée », « fleurie », « colorée ». C’est tout sauf gnangnan. J’ai juste l’impression, en regardant ses tableaux, que c’est un belle ode à la vie. On est loin de l’artiste torturé qui veut étaler son mal être avant de se tirer en bas du pont. Ces temps-ci, plus capable.

Si vous passez à Moncton, férus de théâtre, allez voir les créations du Théâtre l’Escaouette. Marcia Babineau y programme des pièces de répertoire et des créations, entre autre celles de Herménégilde Chiasson, dramaturge réputé, mais aussi peintre, cinéaste, touche-à-tout. À Caraquet, il y a le Théâtre Populaire d’Acadie, qui présente plusieurs spectacles en tournée.

Bon ben, I guess m’a retourner back dans mon train pour Caraquet. Espérez-moi la semaine prochaine, vous allez ouère!

Il y en a plein plein, des bons artistes acadiens. Allez voir ailleurs, quoi!. Ah, pis Isabelle Roy, pis le festival Acadien, pis Joseph Edgar, aaaaaaaaaaaaaaaaaaah (l’auteure, envahie par trop d’émotion, est allée se péter la tête dans le mur…)

Mangez donc une poutine à trou à ma santé!

 

 

 

 

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